Gabon : Les transactions en monnaie électronique ont atteint 596 milliards de francs en 2016

DIG/ LA Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) vient de publier une étude sur l’état des systèmes de paiements par monnaie électronique dans l’espace de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) pour l’année 2016.

Ainsi, dans son rapport, la Béac indique que les principaux services de paiement dans la zone Cémac concernent le règlement des frais liés à la consommation d’eau, d’électricité, d’abonnements à des chaînes de télévision satellitaires, d’achats de marchandises ou d’autres services (boutiques, grandes surfaces, stations services, etc.) et surtout l’achat de crédit de télécommunication.

Les paiements de taxes, d’impôts et autres indemnités auprès de l’Etat et le remboursement des échéances des traites de microcrédit, sont également effectuées, mais demeurent très modestes. Il n’y a que les Etats camerounais et gabonais qui utilisent les services de monnaie électronique. S’agissant de l’évolution de l’activité à  la fin de l’année 2016, l’on dénombrait, selon cette étude,  32 551 points de services à travers la Cémac, contre 23 867 un an plus tôt.

La monnaie électronique a été utilisée sur 97 836 317 transactions en 2016. Il y’en avait que 40 877 985 en 2015. Ceci illustre très bien la forte progression de cette activité dans la région. Le Mobile Money représente 99% de cette activité.

En valeur, les transactions globales de monnaie électronique sont passées de 574 milliards de francs en 2015 pour atteindre 1631 milliards en 2016. Le Cameroun représente 49%, soit l’équivalent 887,7 milliards de l’activité contre 41 % pour le Gabon (596 ,4 milliards de francs à travers notamment Airtel Money, Mobicash ou encore Flooz.

Embellie

La Beac indique qu’il n’y a pas d’établissement autorisé à émettre de la monnaie électronique en Guinée équatoriale. S’agissant du nombre de porteurs, la Banque centrale indique qu’il a considérablement évolué.

L’on est passé de 7,4 millions en 2014 à 12,6 millions d’inscrits en 2016. Les recharges des porte-monnaie électroniques, c’est-à-dire, les dépôts en espèces de la clientèle dans les points de vente, ont atteint 735 milliards de F CFA en 2016, dont 663 milliards de francs pour le Mobile Money.

Cet instrument est également le moyen par excellence des transferts d’argent par monnaie électronique. S’agissant de la répartition des paiements par monnaie électronique en valeur (2016), hormis au Tchad et en RCA, il est possible de payer sa facture d’électricité avec le Mobile Money.

Les factures d’eau ne sont payables par Mobile Money qu’au Cameroun. Selon toujours ce rapport, l’achat de crédit téléphonique par Mobile Money est le premier service offert par tous les opérateurs, y compris les banques n’ayant pas d’opérateur téléphonique comme partenaire technique constitue 37% de l’activité en valeur.

Enfin, l’on note que dans tous les pays de la sous-région, sauf la Guinée Equatoriale, il est possible de payer son abonnement à un service de télévision avec le Mobile Money.

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La Redaction

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