DIG/ Le ministère de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, la Société de Patrimoine et la SEEG ont accueilli, le jeudi 05 mars 2026, la 27ᵉ session ordinaire du Comité de direction du Pool Énergétique de l’Afrique centrale (PEAC).
Experts et directeurs des sociétés d’électricité des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ont pris part à ces travaux consacrés au renforcement de l’intégration énergétique régionale.
Le choix du Gabon pour abriter cette rencontre n’est pas anodin. Cofondateur du PEAC, créé le 12 avril 2003 à Brazzaville, le pays confirme ainsi son engagement dans la construction d’un marché régional de l’électricité.
« Ce choix traduit la reconnaissance des États membres de l’espace CEEAC envers l’engagement constant du Gabon en faveur de l’intégration énergétique régionale », a souligné l’administrateur directeur général de la SEEG, Steeve Saurel Legnongo.
Selon lui, les initiatives portées par le PEAC depuis plus de vingt ans commencent à produire des résultats concrets, notamment grâce aux interconnexions électriques entre États.
Des avancées déjà visibles dans la coopération énergétique
Parmi les exemples cités figure l’accord d’achat et de vente d’électricité signé le 7 juillet 2023 à Brazzaville entre SEGESA et la SEEG.
Cet accord illustre la capacité des pays de la sous-région à mutualiser leurs ressources énergétiques afin de rendre l’électricité plus accessible, plus abordable et plus fiable pour les populations.
Pour les responsables du secteur, ces partenariats transfrontaliers démontrent que la coopération énergétique peut contribuer à réduire les déficits d’approvisionnement auxquels font face plusieurs pays d’Afrique centrale.
L’intégration énergétique, une priorité stratégique
Pour le ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye, l’intégration énergétique n’est plus une option.
« Nos frontières ne sont pas des barrières mais des passerelles. L’électron n’a pas de frontière », a-t-il affirmé, soulignant que les échanges d’électricité entre pays sont déjà une réalité dans la sous-région.
Le membre du gouvernement a également rappelé que le Gabon s’engage dans une phase de réforme profonde de son secteur énergétique, avec pour objectif de renforcer l’efficacité du système et d’améliorer l’accès à l’électricité.
Vers des corridors énergétiques régionaux
Les discussions ont également porté sur la simplification des procédures au sein du PEAC et sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de projets structurants.
Parmi les priorités figurent la convergence technique des réseaux nationaux, la solidarité opérationnelle entre sociétés d’électricité et la mobilisation de partenariats publics et privés.
L’ambition est de développer de véritables corridors énergétiques régionaux, permettant aux États de s’approvisionner mutuellement de manière fiable et durable.
Dans une région encore confrontée à d’importants déficits énergétiques, les travaux de Libreville mettent en lumière un enjeu central, celui de l’interconnexion des réseaux et la mutualisation des ressources qui pourraient constituer l’une des clés pour améliorer durablement l’accès à l’électricité en Afrique centrale.



