DIG/ À Douala, la 4ᵉ édition du Stand Up For African Women Entrepreneurs (SUFAWE) qui se tient du 26 au 28 Février à Douala s’annonce comme un carrefour stratégique pour les femmes cheffes d’entreprise d’Afrique centrale.
Pour les entrepreneures gabonaises, cette rencontre dépasse le simple cadre d’un forum : elle représente une vitrine régionale pour exposer leurs produits, nouer des partenariats et accéder à de nouveaux marchés, dans un contexte où l’économie locale cherche à se diversifier hors du pétrole.
L’un des principaux enjeux reste la visibilité. Trop souvent confinées à des marchés restreints ou au secteur informel, les entreprises portées par des femmes peinent à franchir les frontières nationales.
Lancé par le Club Afrique Développement (CAD) du groupe Attijariwafa Bank et co-organisé par la Société Commerciale de Banque Cameroun (SCB Cameroun), le SUFAWE offre un espace de networking et de rencontres B2B capable d’ouvrir des débouchés concrets, notamment dans l’agro-transformation, les services numériques ou l’artisanat à forte valeur ajoutée.
Pour nombre de porteuses de projets gabonaises, cette exposition internationale peut accélérer la croissance plus sûrement que des années d’activité locale isolée.
Mais la question du financement demeure centrale. L’accès au crédit bancaire et aux investissements privés reste limité pour les entrepreneures, freinant la modernisation des équipements ou l’extension des activités.
En s’appuyant sur des partenaires financiers tels que Attijariwafa Bank, le programme ambitionne justement de rapprocher les femmes d’affaires des solutions de financement et d’accompagnement technique, deux leviers indispensables pour structurer des PME compétitives.
Défis
Au-delà de l’argent, les défis sont aussi sociaux et organisationnels : Formation insuffisante en gestion, poids des responsabilités familiales, manque de mentorat ou faible digitalisation des entreprises.
Ces obstacles ralentissent la professionnalisation du tissu entrepreneurial féminin gabonais. Participer à un événement régional permet alors d’échanger des expériences, d’acquérir des compétences et de bâtir un réseau solidaire, autant d’atouts pour gagner en crédibilité et en autonomie.
Ainsi, la présence gabonaise à Douala prend des allures de test grandeur nature.
Si les opportunités se concrétisent, le SUFAWE pourrait devenir un véritable tremplin pour une génération d’entrepreneures capables de créer de l’emploi, d’innover et de contribuer à la transformation économique du Gabon.
Plus qu’un rendez-vous annuel, c’est désormais un levier stratégique pour faire de l’entrepreneuriat féminin un moteur durable de développement.



