DIG/ La Fédération des travailleurs du secteur parapublic et privé (FETRAG) a tenu, le 13 février 2026, un point de presse afin d’éclairer l’opinion nationale sur les dessous de l’affaire impliquant la CNNS à la société Clikafrik.
Pour le président de cette centrale syndicale, Jocelyn Louis Ngoma, il ne s’agit pas d’un simple différend contractuel.
Le contrat liant la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) à la société Clikafrik serait, indique t-il, entaché d’irrégularité dès son origine.
Une décision prise en pleine turbulence
D’après le leader syndical, au moment de l’initiation de la convention, la CNSS traversait une zone de fortes turbulences.
L’organisme de sécurité sociale, rappelle-t-il, fonctionnait sous administration provisoire (avec à sa tête Christophe Eyi débarqué en janvier 2024 par le CTRI), un régime d’exception censé assurer la continuité minimale du service, le temps de stabiliser la gouvernance.
En effet, les dates évoquées pour la signature du contrat (2023) coïncident, en effet, avec cette période d’exception.
Un argument qui, à ses yeux, suffit à disqualifier l’acte.
Pour la FETRAG, ce contexte interdisait donc toute décision engageant durablement l’avenir financier ou stratégique de la caisse.
« Cette convention a été initiée dans ce contexte. Donc, elle n’a aucune valeur.
Une administration provisoire n’est pas là pour gérer l’institution comme si elle disposait d’un Conseil d’administration et d’organes normaux.
Elle ne peut pas engager l’avenir de la CNSS », rappelle Jocelyn Louis Ngoma, secrétaire général du syndicat.
Pour la FETRAG, l’enjeu dépasse largement le cas Clikafrik. C’est la crédibilité de la gestion publique qui est en jeu.
Car la CNSS administre les cotisations sociales de milliers d’assurés.
Toute décision prise en dehors des procédures normales expose, selon le syndicat, ces ressources à des risques juridiques et financiers.
La modernisation numérique, aussi nécessaire soit-elle, ne peut se faire, soutient Mr Ngoma, au mépris des règles de gouvernance.


