DIG / Suite aux accusations de torture portées par Sylvia Bongo sur France 24, le gouvernement gabonais riposte et qualifie ces déclarations de « manœuvre de déstabilisation » visant à discréditer l’État de droit post-transition.
L’interview de l’ex-Première dame, dans laquelle elle affirme avoir subi des sévices aux côtés de son fils Noureddin, a provoqué une réaction immédiate des autorités gabonaises.
Pour Libreville, il ne s’agit pas d’un témoignage, mais d’une opération de communication orchestrée : du « théâtre politique », selon les termes du gouvernement.
La riposte officielle, en trois temps
Face à ces accusations, la porte-parole du gouvernement, Laurence Ndong, a apporté des précisions fermes et structurées :
-Démenti formel : aucune forme de violence n’est exercée sur les détenus. Les standards internationaux de détention sont, assure-t-elle, strictement respectés.
-Transparence médicale : les prévenus bénéficient d’un suivi sanitaire régulier et documenté, ce qui invalide, selon l’État, toute allégation de privation ou de mauvais traitement.
-Rigueur judiciaire : les poursuites engagées concernent exclusivement des crimes financiers avérés — détournements de fonds publics, blanchiment d’argent — et non des motifs politiques.
Crédibilité judiciaire ou diversion médiatique ?
Alors que le Gabon consolide ses institutions républicaines, cette bataille d’images sur les chaînes internationales (France 24, TV5MONDE) est perçue à Libreville comme une tentative de « procès médiatique » parallèle, voire d’évasion symbolique.
Le défi est double pour les autorités : mener à bien les procès liés à l’ancienne ère, dans le respect des procédures ; démontrer au monde la maturité démocratique du Gabon post-transition.
Au-delà des polémiques, l’objectif affiché est clair : garantir l’équité des procédures, protéger les droits fondamentaux des justiciables et, in fine, renforcer la confiance des partenaires économiques.



