DIG / Un homme de nationalité togolaise a été arrêté en flagrant délit pour avoir distribué illégalement le courant de la SEEG à une vingtaine de ménages, dans la commune de Ntoum.
Chaque client s’acquittait d’un forfait mensuel compris entre 5 000 et 15 000 FCFA.
« Mes voisins n’avaient pas le courant, alors ils me sollicitaient moyennant un forfait. Je pensais leur rendre service, mais je n’ai pas reversé l’argent à la SEEG », a reconnu le mis en cause.
Père de trois enfants et compagnon d’une Gabonaise, il a été placé en garde à vue à la gendarmerie de Ntoum, où il a admis les faits.
Au-delà de cette arrestation, la SEEG rappelle que les branchements frauduleux représentent un manque à gagner considérable pour l’entreprise, estimé chaque année à plusieurs centaines de millions de FCFA.
Ces pratiques, qui se multiplient dans certaines localités, fragilisent le réseau électrique, entraînent des perturbations pour les usagers réguliers et compromettent la sécurité des populations.




Une pratique courante due à la cherté des installations
L’arrestation d’un individu pour avoir distribué illégalement le courant de la SEEG à des ménages dans la commune de Ntoum met en lumière une problématique plus large : la difficulté d’accès à l’électricité pour certains Gabonais en raison de la cherté des installations de la SEEG.
Il est intéressant de noter que la mention de la nationalité togolaise du concerné semble inutile et pourrait même être perçue comme une forme de discrimination. Ce qui importe ici, c’est la pratique illégale elle-même, et non la nationalité de l’individu.
*Une pratique répandue*
La vente d’électricité par des tiers est une pratique courante dans de nombreux pays en développement, où les infrastructures électriques sont insuffisantes ou trop coûteuses pour une grande partie de la population. Dans ce cas précis, il semble que l’individu arrêté ait simplement essayé de rendre service à ses voisins qui n’avaient pas accès à l’électricité.
*Les conséquences*
Cependant, il est important de reconnaître que ces pratiques illégales peuvent avoir des conséquences négatives, notamment en termes de sécurité et de stabilité du réseau électrique. La SEEG a raison de souligner que les branchements frauduleux représentent un manque à gagner considérable pour l’entreprise et peuvent compromettre la sécurité des populations.
*Une solution à trouver*
Il serait intéressant de voir la SEEG et les autorités gabonaises travailler ensemble pour trouver des solutions à cette problématique. Cela pourrait inclure des initiatives pour rendre l’accès à l’électricité plus abordable et plus fiable pour tous les Gabonais, ainsi que des campagnes de sensibilisation pour informer la population des risques associés aux branchements illégaux.
En fin de compte, il est important de trouver un équilibre entre la nécessité de lutter contre les pratiques illégales et la nécessité de fournir un accès à l’électricité pour tous les Gabonais.