DIG / Au-delà du débat politique, la suspension des réseaux sociaux par la Haute Autorité de la Communication (HAC) au Gabon a provoqué un véritable séisme financier.
Pour les opérateurs de télécommunications, le manque à gagner se chiffre en dizaines de millions de francs CFA chaque jour, a rapporté Info241.
Au Gabon, l’économie de l’Internet mobile repose massivement sur l’usage des réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp, TikTok, Instagram).
Ces plateformes représentent à elles seules entre 70 % et 85 % du trafic internet mobile national.
Le blocage, instauré le 17 février 2026, a entraîné des conséquences immédiates :
-Effondrement du trafic : certains opérateurs ont enregistré une chute de 25 % de la consommation globale de données en moins de 24 heures.
-Choc de consommation : les abonnés, privés de leurs « pass sociaux » très populaires, ne basculent pas vers les forfaits classiques plus onéreux, mais réduisent drastiquement leur usage global.
Une hémorragie financière pour les acteurs locaux
Pour des leaders comme Moov Africa Gabon Telecom, Airtel ou CanalBox, ce blackout a constitué un véritable gouffre financier.
Selon les experts du secteur, la contraction du volume de données consommées s’est traduite par :
-Une perte de 15 % à 30 % des revenus data quotidiens.
-Un manque à gagner évalué entre 40 et 60 millions de FCFA par jour de blocage.
Bien que la situation semble se stabiliser depuis le 20 février 2026, cette crise laisse des traces profondes.
Au-delà des pertes immédiates, une suspension prolongée perturbe les projections de rentabilité et pourrait freiner les investissements futurs dans la couverture et la qualité du réseau internet au Gabon.



