DIG/ Le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, a officialisé, le 14 janvier 2026 à Libreville, un renforcement du partenariat stratégique avec le Forest Stewardship Council (FSC), visant à accroître la valeur ajoutée du bois gabonais sur les marchés mondiaux.
La rencontre avec la délégation menée par Harrison Kojwang, conseiller senior de FSC International, confirme l’ambition du Gabon de généraliser la certification forestière, un levier économique désormais incontournable pour l’exportation vers les marchés exigeants (Europe, États-Unis).
Le projet « Zamba Héritage » comme catalyseur
Au cœur des discussions, le projet structurant « Zamba Héritage » a fait l’objet d’un audit approfondi. Cette initiative ne se limite pas à la conservation : elle vise à intégrer les communautés locales dans la chaîne de valeur économique, garantissant que la préservation des forêts se traduise par des revenus tangibles pour les populations.
Le gouvernement gabonais prépare d’ailleurs activement sa participation au premier Congrès international dédié à ce projet, prévu à Nairobi en février prochain, pour « vendre » l’expertise gabonaise aux investisseurs et partenaires internationaux.
L’enjeu de ce rapprochement est avant tout commercial. En bénéficiant de l’assistance technique du FSC pour l’audit des plans d’aménagement et l’accompagnement des entreprises locales, le Gabon cherche à labelliser sa production.
Cette certification est cruciale : elle permet non seulement de sécuriser l’accès aux marchés internationaux, mais aussi de justifier un prix « premium » pour le bois gabonais, stimulant ainsi la création d’emplois et l’industrialisation durable de la filière.



