CEMAC : Le Parlement hausse le ton face aux États mauvais payeurs

DIG/ Réuni le 2 mars 2026 à Malabo, en Guinée équatoriale, le Parlement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a serré la vis.

Les députés ont validé à l’unanimité le rapport annuel 2025 et surtout adopté une résolution qui oblige la Commission à faire respecter les règles face aux États qui tardent à payer leurs contributions.

La séance dirigée par le Gabonais Alexandre Awassi, s’est appuyée sur le travail de la Commission des affaires institutionnelles conduite par Jean Gaspard Ntoutoume Ayi.

Au-delà du bilan annuel, le message politique est limpide : la survie financière de la communauté passe par plus de rigueur et moins de complaisance.

Rappelons que les caisses de l’entité sont presque vides. En effet la CEMAC croule sous des arriérés estimés à plus de 263 milliards de FCFA liés à la Taxe communautaire d’intégration.

Avec moins de 60 % de recouvrement, plusieurs projets sont au ralenti.

La République centrafricaine, le Cameroun et le Congo figurent parmi les plus gros débiteurs, alimentant une crise de trésorerie qui paralyse l’institution.

Nouvelle stratégie

Pour forcer la main aux retardataires, le traité prévoit un mécanisme musclé : un prélèvement automatique directement sur les comptes des États logés à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). En clair, si un pays ne paie pas, la banque récupère l’argent sans attendre.

En outre, les mauvais élèves s’exposent aussi à des sanctions politiques : suspension du droit de vote, puis mise à l’écart des activités communautaires.

En demandant l’application stricte de ces mesures, le Parlement veut remettre de l’ordre et sauver la crédibilité de la CEMAC.

Reste à voir si la Commission osera appuyer sur le bouton.

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La Redaction

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