Choc pétrolier au Moyen-Orient : Le Gabon menacé par une nouvelle flambée des prix

DIG / L’escalade militaire au Moyen-Orient et les menaces pesant sur le détroit d’Ormuz plongent l’économie mondiale dans l’incertitude, avec un baril de Brent bondissant de plus de 13 % dès les premiers échanges.

Pour le Gabon, cette situation est à double tranchant. D’un côté, la hausse des cours offre un répit budgétaire immédiat grâce à l’augmentation des recettes d’exportation d’hydrocarbures.

De l’autre, ce choc pétrolier agit comme un « briseur de cycle » pour l’Afrique : alors que de nombreuses banques centrales espéraient entamer une phase de détente monétaire (baisse des taux), la résurgence de l’inflation contraint la BEAC à maintenir une politique restrictive.

Inflation importée

Pour Libreville, le risque majeur réside dans l’inflation importée : avec une dépendance aux importations alimentaires estimée à près de 60 %, toute hausse des coûts de transport et de l’énergie mondiale frappera directement le panier de la ménagère, réduisant à néant la nouvelle mercuriale mise en place par le gouvernement.

Si la rente pétrolière s’accroît, elle pourrait être rapidement absorbée par le renchérissement des subventions aux carburants et la lutte contre la vie chère, tout en freinant l’investissement privé et la croissance du secteur non-pétrolier.

Dans ce contexte de volatilité extrême, la résilience de l’économie gabonaise dépendra plus que jamais de sa capacité à transformer ce gain de trésorerie éphémère en un bouclier social durable.

apropos de l auteur

La Redaction

Laisser un commentaire