Cité Émeraude : Une capacité de 6300 personnes, comment gérer les « embouteillages monstres » à venir ?

DIG/ La Cité Émeraude sort de terre sur le boulevard Bessieux et les premiers ministères doivent s’y installer dès juillet 2026.

L’État y voit une économie de 30 milliards de francs CFA par an, en mettant fin à la location de bâtiments administratifs dispersés aux quatre coins de la capitale.

Mais une question s’impose avant même l’inauguration : Comment va-t-on circuler autour de ce futur mastodonte administratif ?

La Cité a été conçue pour accueillir environ 6300 personnes une fois le complexe totalement opérationnel. 

Le complexe est composé de 14 immeubles administratifs d’une capacité totale de 717 bureaux. Chaque immeuble peut accueillir en moyenne 450 personnes (hors usagers et visiteurs).

Autant de personnes signifie presqu’autant de véhicules en circulation dans la zone ou à parker.

Problématique

Libreville étouffe déjà. Le rond-point du PK12, la Nationale 1, l’axe Lycée d’État-Aéroport : les bouchons sont quotidiens, interminables, et rongent des heures de productivité à des milliers d’usagers.

Beaucoup partent à 5 heures du matin pour espérer arriver à l’heure, et rentrent épuisés le soir.

Concentrer demain fonctionnaires, visiteurs et prestataires en un point unique du boulevard Bessieux, sans infrastructure adaptée, c’est prendre le risque de transformer un embouteillage en paralysie.

Réponse du gouvernement

Le projet a visiblement intégré cette contrainte, indique t-on.

Selon les autorités, des parkings dédiés sont prévus dans l’enceinte de la cité, une voie principale de sortie donnant en face du Tsunami a été aménagée, et des voies de circulation internes doivent fluidifier l’accès aux zones de stationnement.

Des zones de service complètent le dispositif pour la gestion logistique du site. Sur le papier, le schéma tient la route.

Reste la vraie inconnue : le boulevard Bessieux lui-même.

Car une fois franchies les grilles de la Cité Émeraude, c’est la voirie existante de Libreville qui prend le relais avec ses lacunes bien connues.

L’État affirme que concentrer les administrations en un lieu unique rationalisera les déplacements et soulagera la pression sur le réseau routier. Vrai à terme, peut-être.

Mais dans l’immédiat, la question des accès extérieurs au site et de la capacité des axes environnants à absorber le flux quotidien reste entière.

Les parkings sont prévus. Les routes qui y mènent, elles, n’ont pas changé.

apropos de l auteur

La Redaction

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