DIG/ Réunis en assemblée générale de restitution le 4 avril 2026 à Libreville, les membres du Syndicat autonome des commerçants du Gabon (SYNACOG) ont lancé un véritable cri de détresse face à ce qu’ils qualifient de « parafiscalité excessive ».
Au cœur de leur colère : la multiplication des taxes et l’incessante pression des contrôles administratifs qui asphyxient les petites et moyennes entreprises (PME) locales.
Un fardeau pour les commerçants et les consommateurs
Selon les membres du syndicat, cette situation, marquée par une superposition de prélèvements imposés par diverses administrations publiques et collectivités locales, perdure depuis plus de dix ans.
Cette pression pèse lourdement sur la trésorerie des commerçants et menace la survie de leurs activités. Surtout, elle se répercute inévitablement sur le pouvoir d’achat des citoyens, aggravant le coût du panier de la ménagère.
L’anomalie du prix du pain et de la farine
Les syndicalistes ont illustré ce dysfonctionnement économique à travers la filière de la boulangerie, pointant du doigt le maintien artificiel de prix élevés :
-Alors que les cours mondiaux du blé (qui avaient flambé à cause du Covid-19 puis de la guerre en Ukraine) sont revenus à la normale à l’international, les prix locaux n’ont pas baissé.
-Le sac de farine de blé continue d’être vendu à 19 000 FCFA au lieu de son prix habituel de 16 000 FCFA.
-Les boulangers demandent l’intervention de l’État pour ramener le sac à 16 000 FCFA, condition indispensable selon eux pour garantir une baguette accessible à 110 ou 125 FCFA dans les quartiers.
Un appel à la réforme structurelle
Face au risque de cessation d’activité, le syndicat interpelle directement les plus hautes autorités du pays.
S’ils réitèrent leur volonté de maintenir le dialogue, leur message est sans équivoque : sans une réforme structurelle de la collecte des taxes visant à trouver un équilibre juste, de nombreux commerçants estiment qu’ils ne pourront tout simplement plus fonctionner.



