DIG/ Face à une dégradation alarmante des équilibres macroéconomiques, les Chefs d’État de la CEMAC se réuniront en sommet extraordinaire le 22 janvier 2026 à Brazzaville.
Cette rencontre, initiée par le président Denis Sassou N’Guesso, vise à parer à un « choc monétaire majeur » qui menace la sous-région dès ce premier trimestre.
Une érosion critique des réserves
En effet, la zone CEMAC fait face à une hémorragie de ses devises. En six mois, les réserves de change ont chuté d’environ 1 300 milliards de FCFA.
Cette baisse est aggravée par de lourdes échéances de dette extérieure attendues début 2026, à l’image du Cameroun qui doit rembourser près de 250 milliards de FCFA sur le seul mois de janvier.
Le spectre de la dévaluation
La situation est jugée « explosive » par le Fonds Monétaire International (FMI), qui pointe une absence de transparence budgétaire et le non-respect des critères de convergence.
Selon une source au siège de l’institution, « l’option d’une dévaluation monétaire est sérieusement envisagée ».
Le risque est d’autant plus élevé qu’à l’exception du Tchad, aucun pays de la zone ne bénéficie actuellement d’un programme actif avec le FMI, privant la région d’un matelas financier de sécurité.
L’enjeu des fonds pétroliers
Pour renflouer les caisses, les dirigeants devront trancher sur la domiciliation à la BEAC des fonds de restauration des sites extractifs, évalués à 6 000 milliards de FCFA.
Une mesure potentiellement salvatrice, mais qui se heurte à une vive opposition des États-Unis et des multinationales.



