Décentralisation : Le PNCD peut-il tout résoudre ?

DIG / Lors de la récente clôture des travaux consacrés au Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), les autorités et les élus locaux se sont penchés sur le bilan d’étape de ce vaste programme.

Le constat est sans appel : si la feuille de route est tracée, son exécution sur le terrain se heurte encore à d’importants obstacles structurels.

Les failles du système actuel

Le rapport final de la rencontre a mis en lumière plusieurs faiblesses qui freinent l’autonomisation réelle des collectivités territoriales gabonaises. Parmi les freins majeurs, on retrouve :

-Des incohérences juridiques qui brouillent l’action publique.

-Des conflits de compétences récurrents entre l’administration centrale et les collectivités.

-Une autonomie encore trop limitée des collectivités territoriales pour répondre efficacement aux besoins des populations.

Les recommandations pour un nouveau souffle

Face à ces blocages, Bastide Ngonga, Directeur de Cabinet du Commissaire Général au Plan, a détaillé une série de recommandations stratégiques visant à redynamiser le processus :

-Implication citoyenne : Renforcer les mécanismes de participation des citoyens dans la mise en œuvre et le suivi des projets du PNCD.

-Renforcement des capacités : Développer des programmes de formation continue spécifiquement dédiés aux élus locaux (en planification et gestion de projets).

-Encadrement de la RSE : Structurer la Responsabilité Sociétale des Entreprises pour mieux l’aligner sur les priorités de développement territorial.

-Accompagnement technique : Déployer un dispositif de soutien technique au profit des collectivités.

Un processus de longue haleine

S’adressant aux maires et aux présidents des conseils départementaux, le Ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, a tenu à rappeler le réalisme qu’exige une telle réforme.

Il a souligné que la décentralisation n’est pas une solution magique opérante en un seul mandat, mais un processus dynamique de long terme.

Pour le ministre, le PNCD a eu le mérite de « tracer le sillon ».

Désormais, il appartient aux élus locaux de répertorier concrètement ce qu’ils sont capables d’accomplir sur leurs territoires.

Pour y parvenir, il les a fermement encouragés à solliciter et à exploiter l’expertise des cadres issus de leurs circonscriptions respectives, afin d’assurer un développement local durable et inclusif.

 

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La Redaction

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