DIG / Afin de répondre à la problématique historique de l’insécurité foncière, le gouvernement gabonais, à travers le ministère de l’Habitat, a annoncé le lancement d’un programme ambitieux visant la délivrance de plus de 5 000 titres fonciers à travers le territoire national.
Cette initiative présidentielle exécutée par le ministre de l’Habitat, Mays Mouissi, marque une volonté de rupture avec les lenteurs administratives du passé et vise à faciliter l’accès à la propriété pour le plus grand nombre.
Une accélération sans précédent
Le projet repose sur une stratégie de simplification et de massification des procédures. Les points clés à retenir sont :
-Dématérialisation des dossiers : l’usage de nouveaux outils numériques par l’Agence Nationale de l’Urbanisme, des Travaux Topographiques et du Cadastre (ANUTTC) doit permettre de réduire considérablement les délais de traitement.
-Réduction des coûts : le gouvernement envisage des mesures d’accompagnement pour rendre les frais d’immatriculation plus accessibles aux ménages à revenus modestes.
-Apurement du passif : l’opération vise en priorité à régulariser les milliers de dossiers en souffrance depuis plusieurs années dans les tiroirs de l’administration.
Un levier pour l’économie et l’investissement
Au-delà de l’aspect social, la sécurisation foncière est un moteur de croissance économique :
-Accès au crédit : le titre foncier permet aux citoyens d’offrir des garanties solides aux banques pour obtenir des prêts immobiliers ou d’investissement.
-Paix sociale : en clarifiant les limites de propriété, l’État espère réduire drastiquement le nombre de litiges fonciers qui encombrent actuellement les tribunaux.
-Attractivité : un cadre foncier clair est indispensable pour rassurer les investisseurs nationaux et internationaux souhaitant développer des projets structurants.
Pour réussir ce pari de « délivrance record », les autorités misent sur une transparence accrue. L’objectif est de mettre fin aux circuits parallèles et de restaurer la confiance des usagers envers l’administration du Cadastre.
Si ce cap des 5 000 titres est atteint, il représentera une avancée historique pour le droit à l’habitat au Gabon.



