DIG/ A la faveur d’une réunion tenue le 17 janvier 2026 au Palais Rénovation avec le bureau de l’Association professionnelle des établissements de crédits (Apec), le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguéma a confirmé l’accélération du règlement de la dette intérieure à travers le mécanisme du « Club de Libreville », afin de restaurer la confiance entre l’État et les entreprises locales.
Une bouffée d’oxygène à venir pour de nombreuses entreprises qui ploient, depuis des années, sous les créances de l’Etat.
Dèjà, lors de la cérémonie de présentation des vœux au Chef de l’Etat, le 8 janvier 2026 au Plais Rénovation, le président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), Alain-Claude Kouakoua avait ouvertement plaidé pour le règlement intégral de la dette intérieure.
Selon le patron des patrons, cette situation constitue aujourd’hui le premier frein à la relance de l’économie nationale
« Les délais de paiement, tout comme la persistance de la dette intérieure, assèchent les capacités financières des opérateurs économiques.
Ils freinent l’investissement. Ils retardent la création d’emplois. Le règlement progressif de cette dette, combiné à une amélioration durable des délais de paiement de l’État, constitue un levier essentiel pour soutenir l’activité économique et sécuriser l’emploi formel.
Il demeure indispensable pour redonner durablement du souffle à l’investissement et restaurer pleinement la confiance des entreprises.
La digitalisation des paiements et la modernisation des circuits financiers peuvent, à cet égard, jouer un rôle déterminant dans le rétablissement de la confiance entre l’État et ses partenaires économiques », avait insisté Alain-Claude Kouakoua.
Encours de la dette intérieure
D’après les derniers chiffres de la Direction générale de la Dette (DGD), à fin novembre 2025, l’encours de la dette intérieure du Gabon se chiffre à 4345,716 milliards de FCFA .
Il se décompose de la manière suivante :
- 444,087 milliards de FCFA de dettes bancaires ;
- 726,330 milliards de FCFA de dettes moratoires ;
- 3 175,299 milliards de FCFA de dettes envers le marché financier régional.



