DIG / Si l’objectif affiché avec l’opération de digitalisation des permis de conduire dans le Grand Libreville, le 24 mars 2026, est la modernisation et la sécurisation des titres de transport, l’enjeu financier pour les caisses de l’État est tout aussi majeur.
L’opération, d’une durée initiale de 6 mois, impose une conversion obligatoire pour tous les détenteurs de titres (provisoires, définitifs ou fiches d’enregistrement).
Les frais sont fixés à :
-10 000 FCFA pour le permis B (véhicules légers) ;
-20 000 FCFA pour les catégories A, C, D, E et F.
Vers une recette globale de 5 milliards de FCFA
Sur la base d’une estimation prudente de 400 000 conducteurs actifs sur l’ensemble du territoire national, l’opération pourrait générer des recettes directes massives :
| Catégorie de Permis | Part Estimée | Recettes Prévisionnelles |
| Permis B | 75 % (300 000 conducteurs) | 3,0 milliards FCFA |
| Autres (A, C, D, E, F) | 25 % (100 000 conducteurs) | 2,0 milliards FCFA |
| TOTAL | 100 % | 5,0 milliards FCFA |
La fin des déperditions financières
L’innovation majeure de cette réforme réside dans le mode de paiement : exclusivement via Mobile Money.
En supprimant les transactions en espèces dans les centres d’enrôlement (Palais des Sports, Mairies, École de Police), l’État garantit une traçabilité totale.
Chaque franc versé est désormais crédité directement au Trésor Public, éliminant de fait les risques de détournements et de corruption qui gangrenaient l’ancien système.



