DIG / À l’approche de la Journée mondiale des droits des consommateurs, célébrée le 15 mars, le thème retenu cette année « Un consommateur éclairé est un consommateur protégé » invite à une réflexion sur la réalité de la protection des consommateurs au Gabon.
Dans un contexte marqué par la cherté de la vie, les autorités ont récemment remis en avant la mercuriale des prix pour encadrer le coût de certains produits de première nécessité.
Mais cette mesure suffit-elle réellement à protéger les citoyens ?
En principe, la mercuriale vise à limiter les abus et à garantir une certaine stabilité des prix dans les marchés et les commerces.
Elle se veut un outil de régulation permettant de préserver le pouvoir d’achat des ménages.
Sur le papier, l’initiative paraît louable. Mais dans la pratique, la question de son application demeure entière.
Les prix affichés dans les étals correspondent-ils toujours aux tarifs officiellement fixés ? Les contrôles sont-ils suffisamment réguliers pour dissuader les pratiques spéculatives ?
Le défi de l’information
Un autre défi se pose : celui de l’information. Car pour qu’un consommateur soit « éclairé », encore faut-il qu’il ait accès aux informations qui lui permettent de défendre ses droits.
Heureusement a cet effet, la Direction générale de la concurrence et de la consommation organise des activités d’échanges et d’information le 14 mars à l’endroit des consommateurs.
Une rencontre qui aidera peut-être les citoyens à connaître réellement le contenu de la mercuriale, des prix de référence des produits qu’ils consomment au quotidien.
À l’heure où le monde célèbre la défense des droits des consommateurs, le défi pour le Gabon semble donc double : renforcer les mécanismes de régulation du marché, tout en donnant aux citoyens les moyens d’être réellement informés.
Car au-delà des textes et des annonces, la véritable question est de savoir si le consommateur gabonais est aujourd’hui véritablement protégé ou doit-il encore apprendre à se défendre seul face aux réalités du marché ?



