DIG / Lors d’un plateau spécial sur Gabon 24, le 18 mars 2026, Steeve Saurel Legnongo, Administrateur Directeur Général de la SEEG, a levé le voile sur la stratégie d’urgence et les ambitions financières de la société pour stabiliser la desserte en eau potable au Gabon.
L’urgence du maintien de l’existant
Face aux critiques sur la vétusté des infrastructures, le diagnostic du patron de la SEEG est sans appel : sans une intervention immédiate sur l’outil de production, « il n’y aurait aujourd’hui plus une seule goutte d’eau dans les robinets ».
Plutôt que de lancer la construction de nouvelles usines budgétivores (se chiffrant en centaines de milliards), la direction a fait le choix pragmatique de la réhabilitation.
Cette stratégie s’attaque notamment au problème de l’eau trouble, causé par des conduits vieux de plusieurs décennies et obstrués par des agrégats.
À Libreville, une réponse immédiate est en cours avec la restauration de 14 forages, destinés à alimenter rapidement les grands arrondissements de la capitale.
Un plan de 350 milliards de FCFA sur trois ans
Pour transformer ces intentions en résultats concrets, la SEEG passe à l’offensive financière. Pour la période 2026-2028, un budget global de 350 milliards de FCFA doit-être mobilisé :
-75 milliards de FCFA spécifiquement alloués à la SEEG.
-25 milliards de FCFA d’investissement immédiat pour obtenir des résultats à moyen terme.
Suez à la rescousse
La SEEG mise également sur l’apport du groupe français Suez, qui s’est engagé à mobiliser 200 millions d’euros (131 milliards de francs) sur les cinq prochaines années afin de redresser le segment de l’eau.
Le 12 mars 2026, l’entreprise nationale a officialisé avec la multinationale hexagonale, le lancement de la phase opérationnelle de leur partenariat stratégique.



