DIG / Invitée sur le plateau spécial de Gabon 24, Claudia Ognanha Opepet, Cheffe de division Études et Travaux neufs à la SEEG, a dressé un état des lieux sans concession de la desserte en eau dans le Grand Libreville, tout en traçant une feuille de route ambitieuse à l’horizon 2027.
Un réseau sous pression et vieillissant
Le constat de départ est mathématique : avec une population d’environ 1,5 million d’habitants, la demande en eau a explosé alors que les usines de production n’ont pas suivi cette courbe de croissance.
À ce déficit de production s’ajoute un problème majeur de vétusté du réseau.
Selon Mme Ognanha Opepet, le taux de déperdition est alarmant : « Pour 100 mètres cubes produits, environ 60 sont perdus à cause du réseau défectueux. »
Des solutions immédiates et ciblées
Pour répondre à l’urgence, la SEEG a lancé un plan de réhabilitation localisé. Dans le Grand Libreville, 14 forages répartis entre le Nord et le Sud sont en cours de restauration.
Cette opération technique devrait permettre d’injecter rapidement environ 600 mètres cubes d’eau supplémentaires par heure dans le circuit de distribution.
L’ambition de la division Études et Travaux neufs est claire : transformer l’efficacité du système pour répondre durablement aux besoins des ménages. Grâce à la combinaison de la réduction des fuites (amélioration du rendement) et des investissements structurants en cours, la SEEG projette des paliers de consommation significatifs :
-D’ici 2027 : Atteindre une production d’environ 280 000 m³ par jour.
-À terme : Viser une capacité de consommation de 320 000 m³ par jour.
En s’attaquant simultanément à la production et à la réparation d’un réseau où plus de la moitié de l’eau s’évapore aujourd’hui dans le sol, la SEEG espère enfin stabiliser la desserte en eau potable de la capitale gabonaise.



