DIG / La Tour de l’Aninf a servi de cadre, le vendredi 13 mars 2026, à une journée de sensibilisation consacrée à l’endométriose, organisée en partenariat avec l’association Endofi Gabon.
Placée sous le thème « Endométriose et hypofertilité », cette initiative a réuni le personnel de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), responsables associatifs et professionnels de santé afin de mieux faire connaître cette maladie encore largement méconnue, qui touche pourtant environ une femme sur dix dans le monde.
Briser le silence
Maladie chronique caractérisée par la présence de tissus semblables à l’endomètre en dehors de l’utérus, l’endométriose provoque douleurs, saignements, fatigue et peut parfois conduire à l’infertilité. S
ouvent banalisée dès l’adolescence, elle peut apparaître dès les premières règles et avoir des répercussions sur la scolarité, la vie professionnelle, la vie familiale et la santé mentale des femmes.
La présidente de Endofi Gabon, Tegh-Yess Moutchinga Moutchinga, a interpellé l’assistance sur la réalité quotidienne de nombreuses patientes. « Combien de femmes ici viennent travailler chaque jour en silence, tout en supportant des douleurs que personne ne voit ? », s’est-elle interrogé, appelant à briser le silence et à impliquer l’ensemble de la société dans la sensibilisation.
Engagement
Présidente du Conseil d’administration de l’Aninf, Prisca Koho Nlend a annoncé son engagement personnel en rejoignant Endofi Gabon.
Elle a également évoqué la mise en place de mécanismes d’assurance et de couverture médicale destinés à réduire les coûts des examens, traitements et interventions chirurgicales pour les patientes.
Au-delà de cette mobilisation, l’Aninf a rappelé son rôle d’entreprise citoyenne engagée dans la modernisation du système de santé. L’agence contribue notamment à la digitalisation des services sanitaires à travers le programme eGabon-SIS, déjà expérimenté dans treize structures de santé.
Ce dispositif vise à améliorer la gestion des données médicales, faciliter les échanges d’informations et renforcer la coordination entre professionnels de santé, institutions et associations.


