DIG/ L’État gabonais a récemment débloqué une enveloppe de près de 20 milliards de FCFA (19,7 milliards de francs CFA) pour le paiement des bourses d’études.
Cependant, tous les étudiants ne bénéficient pas de la même prise en charge, une disparité qui soulève des questions sur le coût réel de ces allocations.
Boursiers locaux
Selon Paule Elisabeth Désirée Mboumba, Directrice Générale de l’Agence Nationale des Bourses du Gabon (ANBG), les étudiants boursiers inscrits dans des établissements publics au Gabon perçoivent uniquement une allocation d’entretien mensuelle.
Pour ceux inscrits dans le privé, l’État prend également en charge les frais de scolarité.
Boursiers de l’étranger
La différence est encore plus marquée pour les étudiants boursiers à l’étranger.
Leur prise en charge est nettement plus onéreuse pour l’État gabonais, car elle inclut, outre l’allocation d’entretien et les frais de scolarité, une couverture médicale, des frais de transport et, pour certains, la prise en charge de billets d’avion pour des stages ou, au terme de leur formation, un billet de rapatriement.
Ces 19,7 milliards de francs CFA ne sont donc pas seulement une réponse à une urgence sociale.
Ils traduisent également un choix stratégique du gouvernement de continuer à investir dans la formation de ses étudiants à l’international, malgré des coûts de plus en plus élevés, dans une optique de développement à long terme du pays.



