Entrée de l’Etat dans le capital de Agro Business Group : Ce qui va changer pour le panier de la ménagère

DIG / L’entrée de l’État à hauteur de 35 % dans le capital d’Agro Business Group n’est pas qu’une simple transaction financière : c’est un levier stratégique activé pour soulager le portefeuille des Gabonais.

En effet, le Gabon importe encore l’essentiel de sa consommation de viande et de volaille, subissant de plein fouet la volatilité des cours mondiaux. En devenant actionnaire de référence d’un champion local de l’élevage et du maraîchage, l’État se dote d’un amortisseur de prix.

L’objectif est d’injecter massivement des produits locaux sur les marchés de la capitale (Mont-Bouët, Oloumi) pour briser la dépendance aux importations coûteuses.

Moins d’intermédiaires, des prix plus justes

Cette montée au capital vise à optimiser la chaîne de valeur. En favorisant les circuits courts entre les sites de production et les points de vente urbains, l’État peut influer sur la baisse du prix final au kilogramme.

Une augmentation de l’offre locale de volailles, d’œufs et de produits maraîchers devrait mécaniquement stabiliser les étals, souvent soumis à des pénuries saisonnières.

Les défis de la réussite

L’impact réel sur le panier de la ménagère dépendra, toutefois, de deux facteurs critiques :

-La logistique : L’acheminement fluide des produits vers Libreville pour éviter les pertes.

-L’accessibilité : La présence des produits Agro Business Group dans les commerces de proximité des quartiers populaires, et non seulement dans les grandes surfaces.

Pour le consommateur librevillois, cette prise de participation est une promesse de résilience.

Si la baisse des prix ne sera pas instantanée, elle est censée poser les jalons d’une souveraineté alimentaire où le « produire gabonais » devient le meilleur garant d’un pouvoir d’achat préservé. On ne demande qu’à voir…

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La Redaction

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