DIG / Le Gabon vient d’annoncer la création imminente d’une centrale numérique de données dédiée à la traçabilité du bois : un outil technologique majeur pour reprendre le contrôle total d’un secteur vital pour l’économie nationale.
Si le bois gabonais s’exporte massivement, les chiffres, eux, ont parfois du mal à s’aligner. Jusqu’à présent, les autorités devaient souvent se contenter des simples déclarations des entreprises forestières, naviguant à vue avec des données incomplètes.
Du parc forestier jusqu’au port d’exportation
Pour pallier ce manque de fiabilité, le gouvernement a décidé de frapper fort en centralisant l’information.
La future centrale numérique de données aura pour mission de croiser et de sécuriser les informations à chaque étape de la chaîne de valeur : de l’abattage de la bille de bois (avec un système de géolocalisation de la coupe), à son passage en scierie, jusqu’à son transport et son exportation navale.
L’objectif est clair : traquer la coupe illégale, sécuriser les recettes de l’État et garantir la transparence des circuits commerciaux.
Un enjeu économique gigantesque
Cette révolution numérique n’est pas qu’une simple mise à jour administrative, c’est une question de souveraineté économique. Il faut rappeler que l’industrie du bois est le deuxième produit d’exportation du Gabon derrière le pétrole.
Elle représente à elle seule environ 15 % des exportations totales, plus de 60 % du PIB hors hydrocarbures et fait vivre plus de 18 000 familles grâce aux emplois directs.



