Fin de l’importation du poulet de chair : Le Gabon sera t-il prêt pour le 1er janvier 2027 ? Le doute s’installe….

DIG / Le gouvernement gabonais a fixé une échéance claire : le 1er janvier 2027, les importations de poulet de chair devront cesser.

Actuellement, le Gabon importe près de 95 % de sa consommation de volaille, soit environ 55 000 tonnes par an. Pour inverser cette tendance, le plan national mise sur une industrialisation massive.

L’objectif n’est pas seulement de produire, mais de sécuriser l’assiette du citoyen gabonais face à la volatilité des prix mondiaux.

Pour réussir ce basculement, l’État s’appuie sur deux leviers principaux :

-L’éclosion industrielle : La mise en service de nouveaux couvoirs et d’abattoirs modernes capables de traiter des volumes industriels.

-L’appui aux agropreneurs : Le récent programme de sélection de 150 fermes pilotes vise à transformer les éleveurs traditionnels en véritables entrepreneurs agricoles capables de fournir les marchés urbains.

L’équation complexe de l’aliment de bétail

Le principal obstacle reste le coût de production. Sans une autonomie en maïs et en soja (qui représentent 70 % du coût d’un poulet), le « Made in Gabon » risque de coûter plus cher que le poulet importé du Brésil ou d’Europe.

La recherche d’alternatives locales, comme l’incorporation du manioc dans le fourrage, est en cours mais doit encore prouver sa viabilité à grande échelle.

Janvier 2027, date butoir ou symbole ?

Si la dynamique est réelle, la marche reste haute. Passer de 4 000 à 55 000 tonnes en si peu de temps exige une coordination parfaite entre le ministère de l’Agriculture, les douanes et les distributeurs.

De nombreux observateurs prévoient une transition hybride : plutôt qu’un arrêt brutal, le gouvernement pourrait opter pour un système de quotas dégressifs afin d’éviter toute pénurie sur les tables gabonaises au matin du 1er janvier 2027.

Pour rappel, le Gabon importe pour près de 70 milliards de FCFA  de poulet de chair par an.

Une très forte demande que  les producteurs locaux devront combler à l’échelle national avant de se protéger sur le marché sous-régional.

 

 

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La Redaction

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