Finance verte : Comment le Gabon protège ses forêts sans creuser sa dette

DIG / Le Gabon s’impose désormais comme un modèle mondial de la « croissance verte » en développant des mécanismes de financement innovants qui préservent ses écosystèmes sans peser sur les finances publiques.

Plutôt que de recourir à l’emprunt traditionnel, le Gabon mise sur la certification de ses performances environnementales. En séquestrant plus de carbone qu’il n’en émet, le pays génère des crédits carbone de haute qualité.

Leur vente sur les marchés internationaux permet de financer directement le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), réinjectant les bénéfices dans la conservation et le développement local.

La conversion de dette en nature (Debt-for-Nature Swap)

L’une des avancées les plus marquantes reste l’opération de « rachat de dette ». En échange d’un engagement ferme à protéger ses ressources marines et forestières, une partie de la dette souveraine est refinancée à des taux préférentiels.

L’économie réalisée sur les intérêts est alors sanctuarisée pour financer des projets de protection de la biodiversité.

Cette approche permet au Gabon de rester maître de sa trajectoire économique.

En transformant son capital naturel en levier financier, le pays démontre qu’il est possible de concilier industrialisation (notamment via la transformation locale du bois) et respect des engagements climatiques mondiaux.

 

 

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La Redaction

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