Financement vert : Et si le Gabon captait 20% des 605 milliards de FCFA de Legal & General ?

DIG / Le géant de la gestion d’actifs Legal & General (L&G) vient de frapper un grand coup en s’engageant à hauteur de 1 milliard de dollars (environ 605 milliards FCFA) pour relancer les mécanismes de « Blue Bonds » et d’échanges dette contre nature.

Pour le Gabon, un des leaders mondiaux de la finance verte, cette annonce représente une opportunité historique.

Après le succès de son premier échange de dette en 2023, le Gabon s’est imposé comme le pionnier africain de cette ingénierie financière. L’engagement de L&G pourrait permettre au pays de restructurer une part encore plus importante de sa dette souveraine.

Les enjeux et bénéfices pour le pays :

-Allègement de la dette publique : En rachetant de la dette coûteuse pour la convertir en prêts à taux réduits, le Gabon pourrait économiser plusieurs dizaines de milliards FCFA chaque année sur le service de sa dette.

Des montants en jeu colossaux

-Financement de la Conservation : Une partie des économies réalisées (estimée à plusieurs centaines de millions FCFA par an) serait directement réinjectée dans la protection des écosystèmes marins et de la forêt équatoriale.

-Souveraineté Économique : Ce mécanisme permet au Gabon de financer son développement sans augmenter la pression fiscale, en utilisant son « capital naturel » comme levier.

Si le Gabon captait seulement 20 % de cette enveloppe de L&G, cela représenterait un investissement de 121 milliards FCFA injectés dans la transition écologique et la restructuration financière du pays.

Cet engagement de 1 milliard de dollars en février 2026 envoie un signal positif aux agences de notation : le Gabon dispose de partenaires de poids pour transformer sa dette environnementale en opportunité de croissance durable.

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La Redaction

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