Finances publiques : 2026, l’année de tous les dangers pour le Gabon

DIG /Face à une dette globale de 8 600 milliards de FCFA, le Gabon se prépare à une année 2026 marquée par une austérité sans précédent : entre remboursements records et réformes imposées, le pays est au pied du mur.

Le scénario est désormais redouté par les milieux économiques : en 2026, le Gabon pourrait devoir mobiliser jusqu’à 2 500 milliards de FCFA pour le seul service de sa dette.

Cet effort colossal, représentant près d’un quart de la richesse nationale (PIB), laisserait peu de place aux investissements publics et aux dépenses sociales.

Sécuriser la signature du Gabon sur les marchés internationaux

Pour éviter le spectre d’un défaut de paiement, le recours au Fonds Monétaire International (FMI) apparaît comme l’unique bouée de sauvetage.

Mais cette aide aura un prix : une « grande cure » de rigueur.

Au programme : réduction du train de vie de l’État, fin des subventions généralisées et privatisations stratégiques.

L’enjeu pour les autorités est désormais double : sécuriser la signature du Gabon sur les marchés internationaux tout en préservant la paix sociale.

Si l’objectif est de ramener le taux d’endettement sous la barre des 60 % dès 2027, le chemin passera par un exercice de vérité budgétaire et des sacrifices collectifs dès l’année prochaine.

La résilience de l’économie gabonaise sera mise à rude épreuve.

 

apropos de l auteur

La Redaction

Laisser un commentaire