DIG / En fusionnant la SOGATRA et Trans’Urb, l’État ambitionne de bâtir une compagnie unique, robuste et rentable, capable de s’imposer non seulement sur le transport urbain, mais aussi sur le marché lucratif des marchandises et des hydrocarbures.
La priorité actuelle du ministère des Transports est de faire converger ces deux entités publiques vers une vision commune.
Le projet repose sur une mutualisation rigoureuse des ressources :
-Renforcement de la flotte : Déploiement initial de cinquante nouveaux bus.
-Optimisation du réseau : Restructuration des lignes pour une meilleure couverture urbaine.
-Assainissement administratif : Réorganisation des effectifs afin d’éliminer les doublons et de réduire la masse salariale.
Hydrocarbures et marchandises : Le nouveau moteur de croissance
La véritable innovation de cette réforme réside dans la diversification des activités de la future entité.
Le transport des produits pétroliers, jusqu’ici dominé par des opérateurs privés, devient un levier de souveraineté et une source de revenus substantielle pour l’État.
Le ministre des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, précise la portée de cette mutation : « La future compagnie va opérer dans le transport de passagers, mais aussi celui des produits pétroliers et des marchandises. »
La fin de la gratuité et le virage vers la rentabilité
Pour garantir la pérennité de cette nouvelle structure, le modèle économique est revu en profondeur.
La gratuité des transports, longtemps en vigueur, laisse place à une gestion commerciale rigoureuse.
L’introduction de tickets physiques, d’abonnements et de systèmes de paiements électroniques marque la fin de l’amateurisme et le début d’une ère de gestion moderne, axée sur l’autofinancement et la qualité de service.



