DIG/ Alors qu’une délégation spéciale du Fonds Monétaire International (FMI) séjourne officiellement du 25 février au 6 mars 2026 à Libreville au Gabon, le Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguéma veut absolument conclure le plus vite possible un programme économique et financier avec le Fonds.
Lors du Conseil des ministres du 26 février 2026, il a indiqué que cette étape constitue une « nécessité stratégique ».
Au-delà d’un exercice technique, il s’agit, a t-il inisté, d’un gage de crédibilité destiné à renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers et à sécuriser les conditions d’accompagnement du programme national de transformation économique.
À cet effet, le Président de la République a instruit le ministre chargé de l’Économie et des Finances d’accélérer les travaux préparatoires, en vue d’aboutir à la signature d’un programme au plus tard au mois de mai prochain.
Il a toutefois fixé un cadre de négociation clair et intangible reposant sur :
– la sanctuarisation des projets prioritaires validés par le suffrage populaire lors de la dernière élection présidentielle ;
– la protection effective des ménages vulnérables ;
– la rationalisation rigoureuse des dépenses publiques, en vue d’éliminer toute charge improductive ;
– une gestion proactive, soutenable et responsable de la dette publique.
Pour Oligui Nguéma, le recours au FMI ne saurait être interprété comme un renoncement, mais comme un instrument au service de la souveraineté économique et du développement durable du Gabon.



