DIG/ L’Italie souhaite franchir une nouvelle étape dans ses relations avec le Gabon en intégrant le pays au « Plan Mattei », une initiative stratégique de Rome visant à renforcer sa coopération avec l’Afrique.
Dans un entretien accordé au quotidien L’Union, l’ambassadeur d’Italie au Gabon, Stefano Moscatelli, a évoqué les perspectives de ce partenariat, précisant que cette coopération repose au préalable sur d’excellentes relations bilatérales.
Au cœur de ce rapprochement figure le secteur énergétique, un domaine dans lequel l’Italie dispose d’une expertise reconnue, notamment à travers la société ENI, déjà active dans plusieurs pays de la région.
«La transition énergétique, la valorisation des ressources naturelles et le développement de projets liés aux énergies renouvelables pourraient ainsi constituer des axes majeurs de collaboration entre les deux pays», a souligné Stefano Moscatelli,
Axes de coopération
Au-delà de l’énergie, plusieurs secteurs présentent également un potentiel significatif de coopération.
Les infrastructures, les transports, la transformation agro-industrielle ainsi que la gestion durable des ressources forestières et de la biodiversité figurent parmi les domaines évoqués par le diplomate.
Sur ce dernier point, le Gabon dispose d’un atout stratégique majeur grâce à son important couvert forestier et à son rôle reconnu dans la préservation des écosystèmes sur le continent africain.
Ce rapprochement s’inscrit par ailleurs dans une dynamique diplomatique déjà active entre Libreville et Rome.
Opportunités
L’ambassadeur rappelle que « ce dialogue a été renforcé par la rencontre entre le président Brice Clotaire Oligui Nguema et la présidente du Conseil des ministres Giorgia Meloni à Rome en novembre dernier », ainsi que par leurs échanges lors du Sommet Italie-Afrique tenu le 13 février à Addis-Abeba.
Pour le Gabon, l’intégration au « Plan Mattei » pourrait ouvrir la voie à de nouveaux investissements, à des transferts de compétences et à une diversification de ses partenariats économiques.
Pour l’Italie, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à « développer les relations économiques et la présence d’entreprises italiennes dans des secteurs stratégiques » sur le continent africain.



