DIG / Lors de la cérémonie de présentation des vœux au Chef de l’État, le 8 janvier 2025 à Libreville, la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG) a livré un discours sincère et direct aux allures de feuille de route.
Si le secteur privé salue les réformes de « souveraineté financière » engagées par l’exécutif, il réclame désormais des « résultats concrets » pour 2026.
Pour Alain-Claude Kouakoua, président de la FEG, la réussite de la transition économique repose sur la résolution de quatre freins majeurs :
1-L’asphyxie financière : la dette intérieure et les délais de paiement de l’État continuent d’assécher la trésorerie des entreprises et de freiner l’investissement. Le patronat demande un « règlement total et définitif » de cette dette ainsi que la digitalisation des paiements pour restaurer la confiance.
2-La concurrence déloyale de l’informel : Dénonçant une « prolifération de l’informel » qui érode l’assiette fiscale, la FEG exige une lutte acharnée pour rétablir une justice économique face aux entreprises vertueuses qui croulent sous les contrôles et la parafiscalité.
3-Le coût de la logistique : Pointés du doigt comme facteurs de la vie chère, les délais de dédouanement et les intermédiaires douteux doivent être régulés. La FEG appelle à un assainissement strict de la corporation des transitaires et soutient la mise en œuvre rapide de la Centrale d’Achat publique pour maîtriser les prix.
4-La protection sociale : Tout en soutenant la CNSS et la CNAMGS, les entreprises demandent que les réformes ne compromettent pas leur viabilité financière.
Enfin, le président de la FEG a abordé l’épineuse question de l’emploi, de la formation et du financement.
A cet effet, Alain-Claude Kouakoua a réitéré que « l’adéquation entre les besoins du marché du travail et les dispositifs de formation doivent être renforcés, afin d’offrir à la jeunesse gabonaise des perspectives concrètes et durables, tout en répondant aux besoins réels des entreprises. »
En somme, la FEG propose au Président de la République un « partenariat exigeant », conditionné par une meilleure écoute des réalités du terrain pour bâtir une économie forte et créer de l’emploi.



