DIG / Selon une analyse prospective de la Banque Africaine de Développement (BAD), le Gabon détient un trésor économique sous-exploité : son capital naturel.
L’institution estime que la valorisation durable des ressources écosystémiques du pays pourrait injecter jusqu’à 4,36 milliards de dollars, soit environ 2 660 milliards de FCFA, supplémentaires dans son Produit Intérieur Brut (PIB).
Un changement de paradigme économique
Le Gabon, dont le territoire est recouvert à 88 % par la forêt tropicale, ne doit plus seulement être perçu comme un exportateur de matières premières (pétrole, manganèse, bois brut), mais comme un fournisseur mondial de services environnementaux.
Le capital naturel regroupe plusieurs actifs stratégiques :
-La séquestration du carbone : Le potentiel de vente de crédits carbone certifiés sur les marchés internationaux pourrait générer des revenus massifs.
-La biodiversité et l’écotourisme : Un gisement d’emplois et de devises encore largement à bâtir.
-La gestion durable des ressources halieutiques et forestières : Une exploitation à haute valeur ajoutée via la transformation locale.
Réduire la dépendance au pétrole
Pour la BAD, cette transition vers une « économie de la nature » est la clé pour sortir de la dépendance historique aux hydrocarbures.
En intégrant la valeur de son capital naturel (estimée à ces 2 660 milliards de FCFA) dans sa comptabilité nationale, le Gabon améliore son profil de crédit et peut attirer des investissements verts d’envergure.



