Gabon : Le CNEF maintient le taux de croissance à 6,5 % en 2026

DIG/ Réuni le 30 décembre 2025 à Libreville, le Comité national économique et financier (CNEF) a fixé un cap ambitieux pour l’année à venir : 6,5 % de croissance du PIB en 2026, contre 3,5 % estimés pour 2025.

Ce rebond ne repose plus sur le pétrole, en déclin structurel, mais sur des moteurs diversifiés : agriculture, élevage, BTP, et industrie gazière.

Pour y parvenir, l’État entend jouer pleinement son rôle d’« investisseur stratégique ».

Le budget 2026, doté de 6 358 milliards FCFA, consacre 2 137 milliards aux investissements publics — soit près de 34 % des dépenses. Près de 60 % de ce financement proviendra d’emprunts en monnaie locale, afin de renforcer la souveraineté financière et réduire la dépendance aux marchés extérieurs.

Mais ce scénario optimiste se heurte à une menace latente : la pénurie de devises et l’essor du marché noir des changes, notamment autour de Mont-Bouet, à Libreville.

Face à cette situation, le CNEF a ordonné une offensive coordonnée entre le ministère de l’Économie, les forces de sécurité et la BEAC pour démanteler les réseaux illicites et rétablir la fluidité du marché formel.

Parallèlement, l’inflation reste maîtrisée (moins de 3 % en 2026), respectant les critères de convergence de la CEMAC, et la Stratégie nationale d’inclusion financière (SNIF) est lancée pour élargir l’accès aux services bancaires.

Si la trajectoire est volontariste, sa réussite dépendra de la capacité à stabiliser le marché des changes et à transformer les investissements en emplois concrets.

Le défi est immense — mais la feuille de route, claire.

 

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La Redaction

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