DIG / Symbole d’un réseau électrique national à bout de souffle, l’acquisition de solutions d’appoint individuelles connaît une accélération sans précédent, révélant l’urgence d’une restructuration énergétique profonde.
Selon des sources concordantes citant des indicateurs du secteur, les importations de groupes électrogènes auraient enregistré un bond de près de 20 % en l’espace de deux ans.
Cette croissance fulgurante concerne principalement les unités de petite et moyenne puissance, allant de 2 kVA à 10 kVA, un format plébiscité par les ménages et les petits commerces pour assurer une continuité de service minimale.
Un fardeau économique pour les usagers
Si cette prolifération permet de maintenir l’activité économique, elle pèse lourdement sur le pouvoir d’achat :
-Surcoût opérationnel : produire de l’électricité de manière autonome coûte entre 250 et 400 FCFA le kWh, soit trois à quatre fois le tarif pratiqué par la SEEG.
-Pression sur les PME : pour les commerces de proximité, l’alimentation de secours peut absorber jusqu’à 30 % des charges d’exploitation mensuelles.
L’horizon de la transition
Face à ce constat, le gouvernement multiplie les investissements pour stabiliser le réseau interconnecté.
Le déploiement de la centrale solaire de Plaine Ayémé (30 MW) et les travaux de Kinguélé Aval (35 MW) sont attendus avec impatience pour réduire cette dépendance coûteuse et polluante aux générateurs thermiques.



