DIG / Le gouvernement gabonais a revu ses ambitions à la hausse sur le marché financier régional : pour le premier trimestre 2026, l’objectif d’émission de dette publique a été relevé de 43 %, marquant une volonté d’intensifier la mobilisation de ressources domestiques pour soutenir les projets prioritaires du gouvernement.
Cette augmentation substantielle témoigne d’un besoin de liquidités accru pour répondre aux impératifs de développement socio-économique.
Ce relèvement de 43 % suggère une accélération des grands chantiers d’infrastructure et une volonté de l’État de dynamiser la croissance nationale.
Le marché régional de la CEMAC demeure ainsi le levier privilégié pour financer le budget sans dépendre exclusivement des bailleurs de fonds internationaux.
Les enjeux pour l’économie gabonaise
Ce recours intensif au marché de la dette souligne trois points d’analyse économique majeurs :
-Souveraineté financière : en sollicitant les investisseurs régionaux, le Gabon consolide sa crédibilité sur le marché financier de l’Afrique Centrale.
-Confiance des investisseurs : un tel relèvement de l’objectif repose sur l’appétit soutenu des banques et des investisseurs pour la signature gabonaise après les échéances électorales de 2025.
-Investissement productif : le défi reste d’orienter cette dette vers des secteurs générateurs de revenus (énergie, transformation locale) afin de garantir la soutenabilité de la trajectoire budgétaire.
Un signal de stabilité
Ce choix stratégique intervient alors que le pays entre dans une nouvelle phase de consolidation de ses institutions et de son économie.
Le succès de ces émissions sera un indicateur clé de la solidité de la trésorerie publique pour le reste de l’exercice 2026.



