DIG /Au moment d’entériner les nouvelles nominations individuelles du Conseil des ministres du 26 février 2026, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reveillé un vieux concept cher au président Feu Omar Bongo : Exemplarité, compétence mais surtout équilibre dans la représentation nationale.
Le message se veut clair : Les postes de responsabilité doivent désormais revenir aux profils les plus qualifiés issus de chaque province du pays.
Avec le concept de « géocompétence », le Chef de l’État propose l’équation d’allier mérite individuel et justice territoriale.
Cependant, comment concilier performance administrative et cohésion nationale sans tomber dans les compromis politiques habituels ?
Peut-on réellement garantir que chaque nomination répondra d’abord à la compétence plutôt qu’aux affinités ?
Contrôle absolu et dérives
En annonçant qu’il veillera personnellement à la rigueur des choix opérés, le Président cherche à instaurer une forme de contrôle direct.
Signe d’autorité ou aveu implicite que le système échappe encore à la discipline attendue ?
Cette centralisation peut-elle, à elle seule, corriger les lenteurs et le cloisonnement qui freinent l’action gouvernementale ?
L’appel à une coordination renforcée et à la solidarité ministérielle sonne, lui aussi, comme un recadrage. Fini les initiatives solitaires, place à une responsabilité collective.
Mais cette culture du résultat peut-elle réellement s’imposer dans un appareil d’État longtemps marqué par les logiques personnelles et sectorielles ?
Au final on se demande si ce discours est-il vraiment nouveau ?
Par le passé, des engagements similaires ont déjà été pris, souvent suivis de dérives institutionnelles et de nominations de complaisance, ces fameux arrangements entre « copains et coquins » qui sapent la crédibilité de l’État.
Cette fois les choses seront-elles différentes ?
Les Gabonais ne demandent qu’à voir.



