DIG / Longtemps confiné aux enceintes sacrées du Bwiti, l’Iboga (Tabernanthe iboga) sort de l’ombre pour devenir un enjeu stratégique pour le Gabon.
Conscient de la valeur inestimable de son patrimoine, le pays a classé l’Iboga comme « patrimoine national » en 2000.
Aujourd’hui, face à la demande mondiale croissante pour ses propriétés thérapeutiques — notamment dans le traitement des addictions — le gouvernement encadre strictement son exportation via le protocole de Nagoya.
L’objectif est clair : lutter contre le biopiratage et garantir que les bénéfices profitent d’abord aux communautés locales.
La valorisation de l’Iboga ne se limite plus au cadre spirituel. Elle s’inscrit désormais dans une vision de diversification économique :
-Industrie pharmaceutique : la recherche sur l’ibogaïne ouvre des perspectives mondiales pour la médecine moderne.
-Tourisme culturel : la valorisation des rites associés offre un créneau unique pour un tourisme authentique et respectueux.
-Agriculture durable : le développement de plantations légales permet de protéger la ressource sauvage tout en créant des emplois ruraux.
Valoriser l’Iboga, c’est aussi réaffirmer la souveraineté culturelle du Gabon.
En structurant une filière légale et éthique, le pays se positionne comme le leader mondial de cette ressource, transformant un savoir ancestral en un moteur de développement durable pour les générations futures.



