DIG / Le troisième trimestre 2025 a confirmé le ralentissement structurel du secteur extractif gabonais.
Selon les données de la Direction Générale de l’Économie et de la Planification des Finances (DGEPF), la production globale a reculé de 4,3 % sur la période juillet-septembre, portant le repli cumulé à 3,0 % sur les neuf premiers mois de l’année.
Le segment pétrolier, pilier historique de l’économie nationale, affiche une contraction marquée :
-Pétrole : –4,7 % au 3T 2025, victime du vieillissement naturel des champs matures et d’incidents techniques récurrents sur plusieurs sites offshores. Cette tendance a conduit les opérateurs à revoir à la baisse leurs prévisions annuelles.
-Gaz naturel : –6,6 % sur le trimestre (–5,4 % sur neuf mois), affecté par une demande domestique atone et l’indisponibilité temporaire d’équipements de traitement à surface.
Ces chiffres soulignent l’urgence de la diversification énergétique et de l’exploration de nouveaux gisements, notamment dans l’offshore profond où plusieurs permis sont en phase d’évaluation.
Manganèse : un sursaut trimestriel masque une fragilité persistante
Le secteur minier affiche un visage contrasté :
-Rebond ponctuel : +8,6 % de production au 3T 2025, porté par la résolution des blocages logistiques ayant perturbé l’acheminement vers le port d’Owendo au trimestre précédent.
-Tendance annuelle défavorable : –5,2 % sur neuf mois, impacté par un fléchissement de la demande mondiale — notamment chinoise — et des contraintes techniques persistantes sur les sites d’extraction.
Malgré ce rebond, la COMILOG et ses partenaires font face à un double défi : maintenir la compétitivité face à la concurrence mondiale (Afrique du Sud, Ghana) tout en accélérant la transformation locale du minerai brut.



