DIG / En ordonnant le paiement intégral des vacations de la session 2025, le président Brice Clotaire Oligui Nguema solde une dette symbolique et financière pour apaiser définitivement le front social scolaire.
L’enveloppe globale mobilisée par l’État pour couvrir l’ensemble des examens nationaux (CEP, BEPC, Baccalauréat) s’élève à environ 2,7 milliards de Francs CFA.
Ce montant ne sort pas de nulle part : il est le fruit d’une stratégie de paiement échelonnée.
Après une avance de 50 % déjà versée en janvier 2026 pour désamorcer les premières tensions, le solde total ordonné ce 23 mars vient compléter le dispositif.
Pour les enseignants, c’est l’assurance d’un règlement intégral avant d’entamer la période critique des examens de 2026.
Dans les coulisses des chiffres : Combien gagne un correcteur ?
Pour mieux comprendre l’utilisation de ces milliards, le barème officiel de la session 2025 révèle la complexité de l’organisation des examens. À titre d’exemple, pour le Baccalauréat :
-Correction des copies : 750 FCFA par copie.
-Séance d’harmonisation : 1 800 FCFA.
-Séance de délibération : 5 000 FCFA.
-Épreuves pratiques (EPS) : Des montants variables indexés sur le nombre de candidats et la localisation des centres.
Un effort budgétaire
L’annonce présidentielle dépasse largement le cadre des vacations. Dès ce jeudi 26 mars, le Trésor Public va opérer un déploiement financier massif.
En cumulant les 2,7 milliards des vacations et le paiement des bourses scolaires pour plus de 74 000 élèves, l’effort budgétaire global se chiffre en dizaines de milliards de Francs CFA injectés en une seule semaine dans le secteur de l’éducation.
L’audit, gage de transparence
Ce paiement massif n’est pas un chèque en blanc. La présidence a tenu à souligner que ce déblocage intervient après un audit rigoureux des fichiers des bénéficiaires.
Cette étape cruciale a permis de s’assurer que les fonds publics bénéficient réellement aux enseignants et aux élèves en situation régulière, écartant ainsi toute irrégularité administrative constatée par le passé.



