Gilles Nembe écarté au seuil de Belinga : Un changement de cap qui déroute

DIG / Le remaniement ministériel du 1ᵉʳ janvier 2026 a pris de court le secteur minier : Gilles Nembe a été remercié alors que le projet pharaonique de Belinga entre dans sa phase décisive.

Pourtant, on doit à cet ingénieur des Mines de 54 ans le redémarrage effectif de ce dossier stratégique.

Car c’est sous son impulsion que les négociations avec les partenaires chinois ont abouti, en 2025, aux premiers financements pour le barrage hydroélectrique de Belinga — une infrastructure vitale pour l’autonomie énergétique et le développement industriel du pays.

Pourquoi écarter le maître d’œuvre au moment où les travaux s’apprêtent à démarrer en 2026 ?

S’agit-il d’un simple jeu de chaises musicales ou d’un changement profond de doctrine sur l’exploitation des ressources du sous-sol ?

Le choix de son successeur, son collègue ministre du Pétrole, Sosthène Nguéma Nguéma (????)  interroge encore davantage.

Bien que les deux secteurs soient extractifs, leurs logiques industrielles et contractuelles diffèrent.

Le projet Belinga, par sa complexité logistique et ses enjeux environnementaux, exige une continuité technique que Nembe avait su incarner auprès des partenaires internationaux.

Si ce changement de personnel ne remet pas en cause l’existence du projet, il crée une zone d’ombre. Pour les investisseurs, la stabilité des interlocuteurs est souvent aussi importante que la qualité des gisements.

En évinçant Gilles Nembe à ce stade, le gouvernement prend le risque d’envoyer un signal de volatilité sur le dossier le plus emblématique de la relance minière gabonaise.

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La Redaction

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