Hydrocarbures : La GOC sommée de rapatrier ses devises estimées à 160 milliards de FCFA

DIG / Dans le collimateur du gouvernement, la Gabon Oil Company (GOC) a reçu l’ordre strict de rapatrier l’intégralité de ses fonds en devises détenus à l’étranger, une mesure visant à restaurer l’orthodoxie financière et à renflouer les réserves nationales.

Jusqu’à présent, une opacité certaine entourait la gestion de ces mannes financières, souvent stockées sur des comptes offshores au mépris de la réglementation de la zone CEMAC.

En ordonnant le rapatriement immédiat de près de 160 milliards de FCFA des fonds RES, Libreville entend non seulement se conformer aux exigences de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), mais aussi mobiliser des liquidités cruciales pour l’économie nationale.

 La fin de « l’État dans l’État » ?

Cette offensive s’inscrit dans une reprise en main plus large. Après avoir validé le rachat des actifs de Tullow Oil et Assala pour renforcer la souveraineté pétrolière, l’exécutif ne veut plus que la GOC fonctionne comme une citadelle financière autonome.

En obligeant la compagnie nationale à domicilier ses recettes dans les banques locales, le gouvernement Oligui Nguema envoie un signal fort : la GOC doit être un moteur de développement pour le pays, et non plus une simple tirelire opaque gérée hors sol.

L’audit des comptes et ce rapatriement forcé marquent un tournant décisif dans la gouvernance du secteur pétrolier gabonais.

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La Redaction

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