Kinguélé-Aval : 120 milliards de FCFA pour mettre fin aux délestages en 2026

DIG/ Le Grand Libreville pourrait connaître, d’ici la fin de l’année 2026, la fin définitive des délestages et des ruptures incessantes dans l’approvisionnement en électricité.

En effet, dans le cadre du suivi des grands projets structurants, le ministre de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe TONANGOYE, a effectué, le 8 janvier 2026, une visite de terrain sur le chantier du barrage hydroélectrique de Kinguélé-Aval (35 MW).

Cette descente a permis d’évaluer l’avancement des travaux, d’inspecter le poste électrique 225 kV, la centrale en construction et les installations de raccordement au réseau national.

Doté de 3 turbines Francis, le barrage produira 205 GWh/an, avec une mise en service progressive, au bénéfice du Grand Libreville et de la souveraineté énergétique du Gabon.

Avancement et détails

Réalisé à plus de 54 % par l’entreprise chinoise Sinohydro, ce chantier stratégique doit répondre à l’urgence d’augmenter l’offre électrique dans le Grand Libreville.

La centrale sera raccordée au réseau interconnecté de Libreville via une ligne de 225 kilovolts, déjà utilisée pour transporter la production des barrages de Kinguélé et de Tchimbélé.

Estimés à 120 milliards de FCFA, financés à 28 % sur fonds propres et à 72 % par des partenaires extérieurs, le barrage de Kinguélé Aval disposera d’une puissance installée de 35 MW et d’une production annuelle estimée à 205 GWh.

Cet ouvrage mixte terre/béton, d’une hauteur de 48,5 mètres et d’une longueur de 470 mètres, représente un volume de 4,2 millions de m³.

Le remplissage du réservoir est prévu pour fin mars 2026, suivi des premiers essais entre août et septembre 2026, en vue d’une mise en service d’ici la fin de la même année.

Ce projet d’envergure présente des impacts socio-économiques et environnementaux majeurs.

Plus de 50 entreprises gabonaises impliquées dans sa réalisation, mobilisant 767 personnes dont 530 Gabonais.

Une fois opérationnel, le barrage permettra d’éviter l’émission de près de 73 000 tonnes de CO₂ par an.

 

 

 

 

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La Redaction

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