DIG / Le gouvernement gabonais a engagé une réforme structurelle majeure du secteur des services publics : la scission de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) en deux entités distinctes d’ici 2027.
Cette décision historique vise à séparer les métiers de la distribution d’eau et de l’électricité, jusqu’ici regroupés sous une même structure opérationnelle.
Pourquoi cette scission ?
La cohabitation des deux services au sein d’une même entreprise a longtemps été pointée du doigt comme source d’inefficacité.
Les défis sont distincts :
-L’eau : gestion des réseaux de distribution, lutte contre les fuites, accès universel aux zones périphériques ;
-L’électricité : production, transport haute tension, réponse aux pics de demande, modernisation du réseau face aux délestages récurrents.
En séparant ces 2 activités, l’État entend permettre à chaque entité de se concentrer sur ses défis spécifiques, d’optimiser ses investissements et de rendre des comptes plus clairs aux usagers.
Un calendrier serré
Selon les autorités, le processus de scission s’étalera sur deux ans :
-2026 : audit technique et financier, définition des périmètres organisationnels, transfert des actifs ;
-2027 : lancement officiel des deux sociétés autonomes avec des conseils d’administration et des directions générales distincts.
Un défi de gouvernance
La réussite de cette scission dépendra de plusieurs facteurs critiques : la clarification des dettes existantes, la répartition équitable des ressources humaines et matérielles, et surtout la capacité des nouvelles entités à investir massivement dans des infrastructures vieillissantes.
Pour les citoyens, l’enjeu est concret : mettre fin à la confusion des responsabilités lorsque surviennent simultanément une coupure d’électricité et une rupture d’approvisionnement en eau — situation fréquente dans certains quartiers de Libreville.



