DIG/ Coup d’arrêt inattendu pour l’une des principales structures d’assistance médicale d’urgence du pays. Le Samu social gabonais a annoncé, le mercredi 25 février 2026, la suspension momentanée de ses activités de prise en charge, invoquant la nécessité de réaliser un inventaire complet de ses ressources matérielles et médicales.
Dans un communiqué de presse, l’organisation explique ne plus être en mesure de garantir la qualité des soins aux normes requises.
Une exigence qu’elle juge « impérative », notamment au regard des conventions internationales auxquelles elle est soumise. Cet audit interne vise à évaluer les équipements disponibles et à planifier la continuité des services dans un contexte de moyens jugés insuffisants.
Chaque jour, la structure assure pourtant une mission sanitaire d’envergure : près de 2 500 patients consultés quotidiennement, environ 400 interventions gratuites à domicile via le numéro d’urgence 1488, ainsi que la prise en charge de nourrissons nécessitant des couveuses, d’hospitalisations en réanimation ou encore d’opérations gratuites de la cataracte. Le Samu social revendique d’ailleurs le plus grand parc de couveuses gratuites fonctionnelles du pays.
Alternative coûteuse
Cette suspension oblige désormais les malades à se tourner vers les hôpitaux et autres services d’urgence publics, des structures existantes mais payantes.
Ce qui pourrait compliquer l’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables. Une situation qui suscite déjà des inquiétudes chez de nombreux bénéficiaires habitués à la gratuité des prestations.
Malgré ce repli temporaire, l’organisation assure vouloir revenir rapidement sur le terrain. Elle présente cet inventaire, réalisé deux fois par an, comme une étape indispensable pour maintenir des soins « efficients et vitaux » et poursuivre son combat contre les décès évitables.
En attendant, c’est tout un pan de la prise en charge sociale et sanitaire qui se retrouve provisoirement à l’arrêt.



