Lutte contre la vie chère : Le gouvernement dévoile la nouvelle mercuriale censée soulager les ménages

DIG / Attendue impatiemment par les populations, la nouvelle mercuriale annoncée par le gouvernement il y a quelques jours a été rendue publique par le gouvernement, le 23 février 2025, marquant le début d’une période de régulation stricte visant à contrer l’inflation galopante sur l’étendue du territoire national.

Fruit d’un arrêté présidentiel signé le 13 février 2026, cette mesure exceptionnelle s’accompagne d’une suspension provisoire des droits et taxes sur une sélection rigoureuse de produits de grande consommation.

Pilotée par le ministère de l’Économie, cette opération de régulation commerciale doit s’appliquer durant les six prochains mois, soit jusqu’en août 2026, avec pour objectif clair de plafonner les tarifs et d’éliminer toute spéculation abusive.

Un encadrement large des produits essentiels

La nouvelle grille tarifaire ne se limite pas aux denrées alimentaires de base. Elle propose un encadrement strict divisé en plusieurs piliers :

-Alimentation importée et locale : les viandes (bœuf, porc, volaille), les poissons surgelés, les conserves, le riz, le sucre et l’huile de palme bénéficient de prix plafonnés en gros, demi-gros et détail.

-Pêche artisanale : pour la première fois, les tarifs des poissons frais (capitaine, bar, becune, etc.) sont fixés dès le point de débarquement (à la pirogue) jusqu’à la revente au détail.

-Matériaux de construction : innovation majeure de cette mercuriale, le gouvernement encadre désormais les prix du ciment, du fer à béton, du sable et du gravier pour faciliter l’accès au logement.

-Bois d’œuvre : les tarifs de l’Okoumé et du Bilinga (planches, chevrons, contreplaqué) sont également régulés en scierie et quincaillerie.

Une application nationale adaptée

Si ces tarifs s’appliquent immédiatement dans le Grand Libreville (Libreville, Akanda, Owendo, Ntoum), le gouvernement a mandaté les comités provinciaux des prix pour adapter et veiller à l’application stricte de ces grilles dans l’arrière-pays.

Cette décentralisation du contrôle vise à garantir que chaque foyer gabonais, où qu’il se trouve, puisse bénéficier de ces mesures de lutte contre la vie chère.

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La Redaction

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