DIG / Pour Cédric Tchissambou, leader de la société civile, la dette colossale qui asphyxie la mairie de Port-Gentil n’est pas un accident, mais le résultat direct d’une « gestion approximative » et structurellement défaillante.
L’encours de la dette municipale, estimé à plus de 6 milliards FCFA, est aujourd’hui au cœur des débats.
Selon l’acteur de la société civile, cette situation est principalement due à :
-Le poids du contrat GPS : les arriérés de paiement envers le prestataire Gabon Propre Service (collecte des ordures) s’accumulent depuis 2015. Un contrat jugé déconnecté des capacités réelles de la commune.
-L’effondrement des recettes : Entre 2024 et 2025, les recettes propres de la mairie ont chuté de plus de 4 milliards à moins de 2 milliards FCFA, soit une baisse vertigineuse de 26 %.
-Faiblesse du recouvrement : Une incapacité chronique à capter les taxes locales et le poids croissant de l’économie informelle.
Le désastre des « Agents Fantômes »
L’audit lancé par le nouvel édile, Pascal Houangni Ambouroue, a révélé une autre facette de cette gestion défaillante : 507 agents, soit près de la moitié des effectifs, sont payés sans dossier administratif ni acte de recrutement.
« On ne peut pas gérer une ville moderne avec des recettes en chute libre, des charges salariales fictives et une dette héritée que l’on refuse de renégocier », déploré Cédric Tchissambou, relayé par Gabon Actu.
Le budget 2026, voté à 8,65 milliards FCFA, semble bien fragile face à l’ampleur des défis.
Pour les populations de la capitale économique, les conséquences sont concrètes : dégradation des services publics, accumulation des ordures et ralentissement des investissements urbains.



