Manganèse : Le Gabon maintient son cap sur la transformation locale pour 2029

DIG / Face aux interrogations sur la faisabilité de ses ambitions industrielles, le gouvernement gabonais rejette les inquiétudes concernant les capacités énergétiques du pays et confirme son objectif : transformer localement le manganèse à l’horizon 2029.

Le ministre des Mines Sosthène Nguéma Nguéma l’a réaffirmé en Afrique du Sud lors du forum « Investing in African Mining Indaba », le plus grand rendez-vous minier du continent qui s’est tenu du 9 au 12 février 2026 à Cape Town.

Jusqu’à présent, le Gabon, deuxième producteur mondial de manganèse, exporte la grande majorité de son minerai à l’état brut.

Le gouvernement de transition a fixé un ultimatum aux compagnies minières, dont le géant français Eramet (via sa filiale Comilog) : une part significative de la production devra être raffinée sur place d’ici 2029 pour générer plus de valeur ajoutée et d’emplois.

Le défi énergétique sous contrôle

L’un des principaux points de friction soulevés par les observateurs et les industriels est la disponibilité d’une énergie stable et abondante, le raffinage du manganèse étant extrêmement électrivore.

Toutefois, les autorités gabonaises se montrent rassurantes :

-Investissements hydroélectriques : le pays mise sur la montée en puissance de projets structurants comme les barrages de Kinguélé Aval et, à plus long terme, de Booué.

-Modernisation du réseau : le gouvernement affirme que la planification énergétique actuelle est alignée sur les besoins futurs des usines de transformation.

Un enjeu de souveraineté économique

Pour le Gabon, ce délai de 2029 n’est pas négociable. L’enjeu est de transformer le pays en un véritable hub industriel minier.

En passant de l’extraction à la transformation (production de métal de manganèse ou de sels de manganèse pour les batteries), le Gabon espère multiplier par deux, voire par trois, les retombées fiscales et économiques du secteur.

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La Redaction

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