Médias : Téléafrica tire sa révérence, les salariés dans la tourmente

DIG / Le 31 décembre 2025, le signal de Téléafrica s’est définitivement éteint, marquant la fin d’une aventure médiatique de plusieurs décennies étroitement liée à l’héritage de la famille Bongo.

Placée sous administration provisoire et dirigée par Maître Roger Valère Moussadji, la société a officiellement déclaré son incapacité à faire face à ses engagements financiers.

Cette cessation de paiements a entraîné un « écran noir » définitif, laissant derrière elle une ardoise sociale et économique lourde.

Considérée pendant longtemps comme la vitrine médiatique du régime Bongo, Téléafrica n’a pas survécu aux turbulences de la transition institutionnelle du pays. Ce qui était autrefois un outil d’influence stratégique est devenu, au fil des mois, un navire sans direction, plombé par une gestion devenue chaotique.

La mise à l’écart de certaines figures clés de la famille fondatrice du cercle du pouvoir aurait accéléré ce déclin.

Un drame social pour les employés

Au-delà de la portée symbolique, c’est avant tout un drame humain. De nombreuses familles se retrouvent aujourd’hui sans ressources.

Les salariés, dont certains accumulaient plusieurs mois d’arriérés de salaires (jusqu’à 5 mois selon certaines sources), sont plongés dans une incertitude totale.

Si une procédure de rupture amiable a été évoquée pour tenter de désintéresser les employés, la précarité reste la réalité immédiate pour ces professionnels des médias.

La chute de Téléafrica est perçue par de nombreux observateurs comme le reflet d’un système à bout de souffle.

Elle souligne la nécessité pour le Gabon en quête de renouveau de bâtir un secteur audiovisuel sur des bases plus transparentes et économiquement viables, loin des vestiges de la « politique-spectacle » d’autrefois.

 

 

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La Redaction

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