DIG / L’agence de notation Moody’s a dégradé la solidité financière du groupe minier français, faisant glisser sa note de B1 à B2 après une année 2025 difficile.
Son résultat opérationnel ajusté a chuté de 54 %, à 372 millions d’euros, plombé par la baisse des cours des métaux, des problèmes logistiques persistants et une dette nette qui s’envole à 1,9 milliard d’euros.
Dans cette tempête, un actif tient la barre, : le Gabon. Sa filiale, la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) concentre à elle seule l’essentiel des profits.
Les activités de manganèse ont généré 357 millions d’euros l’an dernier, soit quasiment tout le résultat opérationnel du groupe.
Le site de Moanda apparaît plus que jamais comme le cœur battant d’Eramet.
Cette dépendance est, toutefois, à double tranchant. En effet, indique t-on, la moindre perturbation au Gabon pourrait ébranler tout l’édifice financier.
De plus, les autorités gabonaises hausse le ton, réclamant plus de transformation locale et davantage de valeur ajoutée industrielle d’ici 2029.
Pour Eramet, l’équation la plus sûre serait de préserver la rentabilité vitale de la Comilog tout en trouvant les moyens d’investir davantage sur place, malgré une dette record.
Plus qu’un simple relais de croissance, le Gabon est devenu le véritable filet de sécurité du groupe.



